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Économie et fiscalité

La Banque publique d'investissement a été créée. Elle est chargée de soutenir les petites et moyennes entreprises, les entreprises de taille intermédiaire et les entreprises innovantes, ainsi que d'agir de concert avec les régions. On a cependant pas vu la séparation annoncée entre les banques de dépôt et les banques d'investissement.

En 2012, Arnaud Montebourg propose une mesure hoc très intéressante : une nationalisation temporaire du site Arcelor Mittal de Florange, devant le manque d'intérêt de Lakshmi Mittal pour le site. Une levée de bouclier se lève contre lui et sa proposition est enterrée par le Premier ministre.

Toujours en 2012, le ministre délégué au Budget en charge de la lutte contre la fraude fiscale, Jérôme Cahuzac, est accusé lui-même de fraude fiscale. Après avoir nié avec véhémence, il reconnaît et il est remplacé par Bernard Cazeneuve. Cette affaire a un retentissement très important pour la crédibilité du nouveau gouvernement, et rappelle l'affaire Woerth.

La fiscalité des ménages a augmenté, diminuant le pouvoir d'achat. François Hollande, qui s'était vivement opposé pendant la campagne présidentielle à l'augmentation de la TVA, a mis en place cette d'augmentation : tous les ménages se sont donc retrouvés plombés, même les plus modestes. La fiscalité a augmenté, mais les dettes ayant explosé sous Nicolas Sarkozy, il faut bien des recettes pour l'état et rembourser les créanciers. En revanche, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires est une bonne mesure : quand on a un fort niveau de chômage, il ne faut pas encourager les heures sup' qui nuisent à l'embauche.

Une taxe sur les transactions financières est mise en place en août 2012, même si elle n'est pas étendue sur les transactions financières aux opérations de trading à haute fréquence (c'était pourtant une promesse des présidentielles).

François Hollande avait prévu de supprimer de nombreuses niches fiscales... on attend toujours. Fin 2012, le Conseil constitutionnel censure la taxe à 75 % sur les revenus dépassant un million d'euros par personne, instaurée par le gouvernement ; on se demande si François Hollande n'avait pas prévu cette censure et n'avait fait cette loi que pour flatter l'opinion. En revanche, le gouvernement est revenu sur les allègements de l'impôt sur la fortune (le fameux « bouquet fiscal ») institués en 2011 par le gouvernement Fillon.

Toute cette augmentation de la fiscalité est motivée par la réduction des déficits. Il est évident que la France est trop endettée, mais il faudait faire attention à ne pas mener une politique d'austérité qui plomberait l'activité économique et la consommation des ménages. À suivre...

Malgré la création de contrats de génération et d'emplois d'avenir, un bon dialogue social avec les syndicats et le patronat, une série de mesure regroupées sous le nom de « pacte de compétitivité » - qui contient un allègement des charges patronales mais rien pour les salariés -, le chômage ne recule pas.